Bulletin n°05 : ça ne s'est pas fait en un jour
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Bulletin n°5 : ça ne s’est pas fait en un jour

Résumé du bulletin n°5 :

(lecture complète ici)

Introduction et Contexte Historique

Fontaines au temps jadis est une exploration historique appuyée par deux ouvrages majeurs disponibles à la bibliothèque Paul Eluard, avec la contribution de l’historien local Jean Mariac et de recherches sur le dernier cadran solaire de Fontaine réalisé par Denis Guignier. Trois générations de femmes engagées dans la défense de leurs droits sont évoquées, notamment à travers l’exemple de Renée Falquet, première conductrice de tramway locale. Le journal s’achève avec un appel à la participation citoyenne et présente un programme pour la fête de clôture de Mémoire au Présent.

Fontaine au temps jadis : Témoignages de Jean Mariac

Jean Mariac retrace l’histoire familiale et géographique locale, présentant Fontaine comme un village rural bordé par des ruisseaux et des champs, avec une importante histoire industrielle notamment une ganterie fondée par ses ancêtres. Il explique la configuration ancienne des limites communales, notamment la relation entre Fontaine, Seyssinet et Grenoble, et décrit les infrastructures comme les ponts suspendus et les lignes de tramway à vapeur qui facilitaient la mobilité. Mariac évoque aussi la transformation urbaine et la vocation d’historien développée après la découverte de plans anciens, décrivant une philosophie d’attachement à la mémoire locale.

Renée Falquet : Une pionnière conductrice de tramway

Renée Falquet, portrait d’une femme de caractère, pionnière conductrice du tramway dans la région, illustre les difficultés et les particularités de ce métier à l’époque, notamment la gestion de la caisse par ceinture. Son activité s’est déroulée jusqu’à l’arrivée des bus, avec un attachement fort au tramway disparu qui traversait Fontaine jusqu’en 1952.

A la recherche du temps perdu : les cadrans solaires

Les cadrans solaires, jadis essentiels pour marquer le temps dans les villages et lieux de culte, sont devenus obsolètes avec la standardisation du temps au méridien de Paris puis de Greenwich au début du XXe siècle.

L’Isère conserve un riche patrimoine de cadrans solaires, avec Fontaine possédant un unique cadran datant de 1831 à La Poya, lieu historique de la commune.

L’atelier Tournesol recommande la collecte d’informations sur ces artefacts disparus ou encore visibles et donne des indications sur les décalages horaires liés aux corrections actuelles.

Histoire locale : Le Drac, les ruisseaux et les trois ponts

Le Drac, torrent puissant de 150 km, a longtemps constitué un obstacle pour Fontaine, avec une histoire de crues violentes affectant le développement local. Trois ponts successifs sont décrits, du pont suspendu de 1827 au pont à arches remplacé plusieurs fois, l’infrastructure ayant été détruite lors de la Seconde Guerre mondiale puis reconstruite et modernisée peu à peu. La présence de nombreux ruisseaux a permis le développement d’activités artisanales (tanneries, chanvre), mais a aussi causé pollution et nuisances avant leur canalisation.

Album de famille : Robert De Marchi et son apprentissage

Robert De Marchi retrace ses années d’apprentissage dans une famille d’immigrés italiens arrivée à Fontaine en 1924, soulignant la valeur du travail et l’importance de l’engagement social et familial. Il évoque ses souvenirs personnels, son inscription dans l’histoire locale à travers photographies prises avec son premier appareil hérité grâce à une relation amicale, ainsi que ses expériences d’enfance dans un Fontaine plus rural. Le récit inclut des anecdotes sur la vie quotidienne, les loisirs de jeunesse, la boxe, ainsi que l’évolution du commerce familial dans la cave à vin, témoignant d’un lien profond avec le territoire et ses habitants.

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