Bulletin n°04 : Ah... Le Corso
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Bulletin n°4 : Ah… le corso

Résumé du bulletin n°4 :

(lecture complète ici)

Les fêtes populaires

Le Corso était une fête populaire très importante à Fontaine, organisée par les habitants avec solidarité et bénévolat, qui s’est malheureusement éteinte avec le temps faute de renouvellement des acteurs. D’autres fêtes comme la vogue des Balmes et la kermesse de l’Abbé Vincent à La Poya animaient également la vie locale. La semaine du 27 mai au 2 juin 2002 a proposé une fête de mémoire avec expositions, films, visites guidées, veillées et promenades contées pour redécouvrir l’histoire de Fontaine. Un appel à contribution a été lancé pour collecter photos, films, documents et témoignages sur plusieurs thèmes : enfance, travail et migrations, fêtes populaires, urbanisation.

Le premier Corso à Fontaine en 1952

Le premier Corso a été organisé en 1952 avec la fabrication artisanale de chars décorés, notamment un char issu de la fable de La Fontaine, réalisé par des habitants engagés localement. La participation des comités de quartiers était essentielle, et les chars étaient primés après un défilé dans plusieurs rues principales de Fontaine. Les préparatifs mobilisaient une forte implication collective, avec notamment la vente de muguet et la confection des fleurs en papier.

L’immuable Mme Pozzi et le déclin du Corso

Mme Pozzi s’est dévouée au Corso dès 1959, assurant la continuité et l’organisation d’une fête très populaire jusqu’à son épuisement progressif dû à la fatigue des bénévoles. Le Corso comprenait un défilé de chars, des déguisements et l’élection d’une reine, sélectionnée selon des critères stricts, avec une forte implication des commerçants et associations locales. Le parcours et la logistique du Corso étaient importants, mobilisant des ressources et un important réseau solidaire qui s’est malheureusement amoindri dans le temps.

Béatrice Gonzalez, reine du Corso 1971, artiste lyrique

Béatrice Gonzalez, élue reine du Corso en 1971, est devenue une artiste lyrique reconnue grâce à son intense travail vocal et scénique, interprétant notamment des rôles majeurs d’opéra comme Carmen. Sa formation approfondie au Conservatoire, son talent de comédienne et sa présence sur scène lui ont permis de se distinguer et de recevoir encouragements et distinctions. Cette figure locale illustre la transformation de la fête populaire en une célébration de talents individuels et l’importance culturelle du Corso.

Les fêtes populaires (suite) et activités associatives

Outre le Corso, des cafés, des concours de boules, des kermesses paroissiales, des fêtes sportives comme celles de l’USF, et des animations scolaires participaient à l’animation sociale et culturelle de Fontaine. Les cafés, lieux de rencontre, et les compétitions sportives favorisaient la cohésion sociale dans une ville en pleine évolution démographique et urbaine. Le témoignage d’Henri Carpani souligne la nostalgie d’une époque plus solidaire, où le bénévolat et la participation collective étaient des leviers essentiels des festivités.

Album de famille : Pascal Servet et Chin-Hsia Chang, artistes franco-taïwanais

Pascal et Chin-Hsia partagent une vie artistique et familiale ancrée dans la complémentarité : Pascal crée des jeux inspirés de contes traditionnels et de l’imaginaire, Chin-Hsia assure la création graphique et artistique, notamment la fabrication de marionnettes géantes. Leur histoire personnelle illustre le métissage culturel et les échanges entre cultures d’Asie et d’Europe, avec un respect profond des traditions taïwanaises mêlées à une vie en France ouverte et libre. Ils valorisent la transmission de la culture et des langues à leurs enfants, et soulignent les différences culturelles, religieuses et sociales entre Taïwan et la France, tout en célébrant un univers merveilleux riche de mythes et de croyances.

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