Bulletin n°26 : De Jean Macé à Mandela
Résumé du bulletin n°26 :
Ce numéro met en lumière l’école Jean Macé, qui vit sa dernière année après 43 ans de service, et dont le bâtiment accueille temporairement les élèves de l’école du Pont-du-Drac en rénovation. L’école Jean Macé, implantée au carrefour de l’avenue du Vercors et du Boulevard Joliot-Curie, était un centre névralgique de Fontaine, entourée de services municipaux, médicaux et de commerces. Initialement divisée en deux écoles (garçons et filles) et dirigée par Monsieur et Madame Corjon, elle est devenue mixte après la rentrée de 1974 et a connu une période de réduction des classes jusqu’à sa fermeture en 2005.
Une MJC à Jean Macé
Le déplacement de la MJC, suite aux travaux du tramway dans les années 1980, a conduit à son installation dans la partie de l’ancienne école de garçons de Jean Macé en 1987. L’étage des locaux a accueilli la P.A.I.O et l’O.F.E.J de 1987 à 1998, soulignant une volonté politique de maintenir un lien éducatif et social dans ce quartier. L’espace a été rebaptisé Espace Mandela en 1989, et la MJC, tout en poursuivant ses priorités sociales et culturelles, a conservé un lien avec les valeurs de Jean Macé, fondateur de la Ligue de l’Enseignement.
La fermeture programmée de l’école Jean Macé : Les raisons d’un choix
La fermeture de Jean Macé est due à une diminution de moitié de la population scolaire primaire et maternelle de Fontaine entre les années 1960 et 2007. Le choix de conserver l’école du Pont du Drac (plus que centenaire et symbolisant l’école laïque et républicaine) a été retenu pour sa valeur sentimentale, son ancienneté, la qualité de ses bâtiments et le fait qu’elle comprenne une maternelle. Durant la rénovation du Pont du Drac, les élèves et les services de cantine sont accueillis dans les locaux de Jean Macé, mais le devenir définitif du bâtiment de Jean Macé est encore à l’étude.
L’avenue Jean Jaurès, de l’avenue du Vercors jusqu’aux tanneries Guillaumet
En 1950, le carrefour de l’avenue Jean Jaurès était un lieu de rassemblement, notamment autour de l’église où se déroulaient des offices en latin, attirant une grande foule. Le quartier abritait la Poste avec son horloge capricieuse, une pharmacie, un coiffeur, une mercerie, la Maison des Sociétés, et diverses associations sportives et culturelles. Les Tanneries Guillaumet, spécialisées en tannerie-mégisserie, étaient situées au cœur de la ville et ont été un employeur important pour plusieurs générations d’immigrés.
Les Rues autour de Jean Macé
La Rue de la Liberté, auparavant Chemin de Bacchus puis rue de Saveuil jusqu’en 1952, a été nommée en hommage à Henri Barbusse, écrivain et militant pacifiste. L’avenue du Vercors commémore le haut lieu de la résistance, où 7000 habitants et combattants ont été tués lors des événements de 1944. Le Boulevard Joliot-Curie, anciennement rue de la Saulne, rend hommage à Irène et Frédéric Joliot-Curie, scientifiques lauréats du prix Nobel de Chimie, qui ont joué un rôle majeur dans la physique des années 1930.
Photos de classes de l’école Jean Macé
Le numéro présente plusieurs photos de classes de l’école Jean Macé, dont une classe de maternelle de 1972-1973. On y trouve également les listes des élèves de Cours Moyen 1ère année des années scolaires 1973-1974, 1977-1978, et 1979-1980. La liste des élèves de Cours Moyen 1ère année de l’année 1983-1984 est aussi publiée, incluant des noms de famille qui ont participé à ce numéro (comme Carvello).




