Bulletin n°19 : Avenue Aristide Briand
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Bulletin n°19 : Avenue Aristide Briand

Résumé du bulletin n°19 :

(lecture complète ici)

Balade sur l’avenue Aristide Briand

Les souvenirs de Paulette Laffont, installée à Fontaine depuis 1932, décrivent l’Avenue Aristide Briand comme autrefois bordée de boutiques d’artisans et de commerçants, où l’on pouvait tout trouver sans aller à Grenoble. En partant de la rue Maréchal Joffre vers la place Maisonnat (côté pair), on trouvait une succession de commerces, y compris la droguerie Julien, les chaussures Louis, la poissonnerie Léonidas-Moroni et un coiffeur Coco Kesténés. Le côté impair, en remontant vers le pont, abritait une épicerie fine chez Gineys, la boucherie chevaline Léo, le magasin de chaussures Sarian, et les magasins Pelatan (cycles et épicerie).

Balade sur l’avenue Aristide Briand (suite) / Avenue Aristide Briand de 1920 à nos Jours

Au-delà de l’Avenue Jean Jaurès, on trouvait le café Goffi, la pharmacie Chavanne, la charcuterie Goy (dont le fils fut déporté, comme le fils Pelatan), et la boucherie Gauthier qui livrait jusqu’à Seyssinet. Les commerces étaient très rapprochés, incluant un Casino, un café (le Porte pot), une torréfaction Fraica, des coiffeurs, et la graineterie Jay, dont l’entrepôt sera transformé en boucherie. L’avenue était initialement nommée « Avenue du pont suspendu » jusqu’en 1937, date à laquelle un nouveau pont fut construit et l’avenue rebaptisée Aristide Briand.

Potins Briand ou brèves de comptoirs…

Le café « Le Petit Elysée », lieu de rassemblement des copains et siège du club de football, est un souvenir marquant de l’avenue, où l’arrière-salle était réservée aux parties de cartes. Le café, tenu par les Jourdan (succédant à Francis et Goffi), était un restaurant animé par la patronne Louise Belle-Pérat, qui cuisinait et écoutait les confidences des habitués. Les jeux de boules attenants étaient très fréquentés, et les perdants (ceux qui marquaient zéro point) devaient embrasser la statue de Miss Fanny.

Rêvons

La disparition du commerce de détail Avenue Aristide Briand est attribuée à l’installation des Grandes Surfaces (comme RECORD, devenu Géant Casino) qui ont drainé les consommateurs, et à l’arrivée du Tram. Un groupement des Commerçants et Artisans Fontainois a lutté pendant plus de 10 ans pour conserver l’activité commerciale locale, mais l’absence de parkings suffisants a rendu la survie des commerces difficile. L’espoir réside dans un éventuel retour vers le petit commerce si les acheteurs préfèrent à l’avenir le contact, le service et l’amitié de l’épicier du coin à la grande surface.

Nos grands boulevards

L’avenue, nommée Aristide Briand en l’honneur du célèbre homme politique, fut autrefois l’Avenue du Pont suspendu jusqu’à l’inauguration du nouveau pont en 1939. L’énumération des commerces dans la partie la plus commerçante de l’avenue (entre le pont du Drac et la rue de la Poste) montre une forte densité d’activités, incluant des épiceries (Léonidas), des merceries (Bot), des coiffeurs, et le cinéma Vog. Les boutiques, en particulier après la rue de la Poste, restaient ouvertes tard le soir durant les beaux jours, les commerçants échangeant des propos sur tous les sujets.

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