Bulletin n°18 : Place du Néron
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Bulletin n°18 : Place du Néron

Résumé du bulletin n°18 :

(lecture complète ici)

Souvenirs, impressions, nostalgie… La place du Neron dans les années 50

René Broglio partage ses souvenirs d’enfance de 1940 à 1952, lorsqu’il habitait 1 Bis, rue de la Mégisserie (devenue rue Jean Pain), chez M. et Mme Buisson. Il raconte son expérience dans la propriété, exploitée pour le maraîchage, ainsi que dans l’atelier de mécanique générale de Monsieur Jean Buisson, où il a développé une passion pour la mécanique et les grands espaces. La Place du Néron de l’époque était un lieu d’intégration exceptionnelle pour une population immigrée d’origines diverses (Grecs, Italiens, Espagnols, Arméniens) et de Français venus des campagnes, où la solidarité était forte.

Souvenirs, impressions, nostalgie… (suite)

L’intégration des enfants de cette génération d’immigrés s’est faite principalement par l’école de la République, vecteur essentiel de rencontre et de transmission de valeurs et de connaissances. La Place du Néron servait d’aire de jeux pour les garçons, où des parties de football, évoluant d’une pelote à un ballon en cuir, duraient de midi jusqu’à la nuit, dans un environnement peu dérangé par les véhicules. Les liens établis à cette époque entre les Fontainois de différents quartiers étaient solides et perdurent encore, témoignant que, malgré les origines diverses, ils sont tous des Fontainois.

La marche des écoliers

Henriette Perrin se souvient de cette marche chantée en chœur par tous les écoliers lors de l’inauguration de l’école des Marronniers en 1937. Le chant met en avant la quête de savoir des enfants, le rôle de l’école comme « ruche fraternelle » pour former de futurs citoyens, et l’espoir d’un meilleur avenir fondé sur la fraternité et l’amour. Après la cérémonie sous le préau fleuri, les écoliers et les officiels se dirigèrent en cortège vers la Poste, puis à l’école des Balmes, également inaugurée ce jour-là.

Auschwitz

Noémie Fonné, une jeune lycéenne et nouvelle recrue de la rédaction, raconte son voyage scolaire à Auschwitz-Birkenau, sur les traces des camps de la mort. La visite se déroule en deux temps : d’abord le camp principal d’Auschwitz (musée) où elle observe les effets personnels des déportés (chaussures, cheveux) et les restes d’une chambre à gaz et de fours crématoires, contrastant avec l’apparence « propre, presque jolie » du lieu. À Birkenau (Auschwitz II), l’ambiance est plus lourde et pénible; la lycéenne est bouleversée par l’immensité vide et la réalisation que les nazis ont assassiné des millions de destins et de vies singulières.

A la mémoire de Jean Castaing

Jean Castaing, connu pour son engagement en escrime, était aussi un humaniste, passionné par la nature et les hommes, et a aidé à fonder un groupe local d’éclaireurs de France à Fontaine en 1960. Il fut chargé en 1972 de démarrer le service information municipal et était un « pourfendeur de la médiocrité », un anarchiste tempéré et un « citoyen du monde » qui aimait tant les autres qu’il parlait très peu de lui. Jean Castaing a participé à la création de l’Office municipal des sports, a construit l’Auberge de jeunesse et un terrain de camping, et fut également un poète qui préférait donner son recueil, « Songes et réalités », plutôt que de le vendre.

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